top of page

LES INSCRIPTIONS 2026 SONT OUVERTES

Nouveauté 2026
Prix Madeleine Tremblay

Remis à la plus haute note dans la classe Festival. 

Soulignant l'apport de Madeleine à la culture musicale classique en Estrie. 

Sans titre_edited.jpg

Hommage à Madeleine Tremblay

Un legs de 21 ans au service de la jeunesse musicale

Pendant plus de deux décennies, le Festival-Concours de musique de Sherbrooke a pu compter sur l’engagement inlassable, la rigueur bienveillante et la vision profondément humaine de Madeleine Tremblay, qui a occupé les postes de directrice générale et de présidente du conseil d’administration. Son passage au FCMS a été si structurant, si déterminant, qu’il est aujourd’hui difficile d’imaginer le parcours du festival sans évoquer son nom. « Le FCMS a grandi avec elle, et elle a grandi avec le FCMS. » Cette phrase résume bien la relation intime et durable qu’elle entretenait avec l’organisme, avec les jeunes musiciens et avec toute la communauté qui gravite autour de l’événement.

Dès son arrivée, Madeleine s’est inscrite dans la continuité de la fondatrice, Thérèse Lupien, tout en apportant une profonde cohérence à la mission du concours. Elle avait le don de percevoir, derrière chaque partition travaillée, l’effort soutenu des jeunes artistes. Elle parlait souvent du travail « invisible » mais essentiel, ces heures passées en salle de pratique, ces doutes qui émergent à la veille d’un concours, cette discipline silencieuse qui forge le caractère autant que le talent. « Voir un jeune monter sur scène, disait-elle, c’est voir bien plus qu’un morceau de musique : c’est voir un chemin parcouru, un engagement, une confiance qui se construit. » Cette sensibilité particulière l’a guidée pendant toutes ses années à la tête du FCMS.

Sa manière d’accompagner les jeunes se distinguait par une grande délicatesse. Elle comprenait la fragilité inhérente au métier d’artiste, et savait créer un environnement qui allie exigence et respect. « Ce que Madeleine a su bâtir, c’est un concours où l’on se sent accueilli, soutenu, écouté. Les jeunes ne viennent pas seulement jouer : ils viennent apprendre, se dépasser, se découvrir. » Sous sa gouverne, le FCMS a consolidé son identité comme un lieu où la musique est certes au centre, mais où l’humain demeure la priorité.

Dans l’un de ses messages publics intitulés « 36 ans de talent », Madeleine écrivait qu’organiser un concours de musique représentait pour elle « l’immense privilège d’assister à l’éclosion de talents qui foisonnent au Québec ». Cette idée revenait souvent dans ses propos, tant elle voyait le festival comme un observatoire vivant de la jeunesse musicale. Elle parlait d’eux avec affection, avec admiration, les décrivant comme des « jeunes capables de transformer les notes en émotions, et le travail en lumière ». Elle les voyait grandir, année après année, et savourait chaque étape de leur parcours.

C’est peut-être ce qui lui a valu le surnom de « marraine des jeunes musiciens », expression reprise dans divers témoignages: « Madeleine suivait nos parcours comme si nous étions un peu ses enfants musicaux. Elle se souvenait de nous, elle nous reconnaissait, elle nous félicitait. Ce genre d’attention, on ne l’oublie jamais. » Pour beaucoup, le FCMS n’était pas qu’un concours : grâce à elle, c’était un lieu où l’on revenait naturellement, parce que l’on y sentait une présence stable, chaleureuse, rassurante.

Cette fidélité et cette bienveillance se manifestaient aussi dans l’accompagnement constant qu’elle offrait aux familles, aux professeurs et aux membres du jury. Un parent racontait récemment : « Ce qui nous frappait toujours, c’était sa douceur. Dans un environnement qui peut être stressant, elle avait cette capacité presque magique de ramener la confiance. Quand elle était là, tout paraissait possible. » De nombreux professeurs ont exprimé une reconnaissance similaire, soulignant sa constance, sa justesse et sa compréhension des réalités de l’enseignement musical.

L’engagement de Madeleine ne s’est pas limité à la gestion quotidienne du concours. Elle a participé activement à la consolidation d’un écosystème culturel local solide, en entretenant des liens étroits avec la Ville de Sherbrooke, les écoles de musique, divers ensembles professionnels et un large réseau d’intervenants culturels. Elle savait que le succès du FCMS reposait sur ces collaborations, sur cette main tendue entre les institutions et les jeunes artistes. Sa capacité à mobiliser des équipes bénévoles, à encourager les membres du conseil d’administration et à fédérer les partenaires a permis au festival de se maintenir avec une stabilité remarquable durant toutes ces années.

Son travail a été reconnu de manière officielle en 2022, lorsqu’elle s’est vu remettre le prix musical Valmore-Olivier par la Société Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke. Ce prix soulignait sa contribution exceptionnelle à la vitalité musicale de l’Estrie. Lors de cette remise, un collègue avait prononcé ces mots : « Peu de personnes peuvent dire qu’elles ont changé la trajectoire de centaines de jeunes. Madeleine le peut. » Cette reconnaissance symbolise ce que tant de familles, de professeurs et de musiciens ressentent : une gratitude profonde envers une femme qui a voué une grande partie de sa vie à la jeunesse, à la culture et à la musique.

Au-delà des honneurs, l’héritage le plus précieux de Madeleine demeure l’esprit dans lequel elle a dirigé le concours. Elle croyait profondément en la valeur de l’art dans la formation des jeunes. Elle savait que la pratique musicale enseigne la persévérance, le courage, l’humilité et la capacité à se dépasser. « La musique, disait-elle souvent, nous apprend autant à écouter les autres qu’à nous écouter nous-mêmes. » Cette philosophie a imprégné le FCMS et a inspiré les générations qui ont suivi.

Alors qu’elle prend sa retraite de ses fonctions, l’émotion est palpable au sein de l’équipe et du conseil d’administration. Le vide qu’elle laisse sera certainement comblé par la force de la structure qu’elle a bâtie, mais son empreinte humaine, elle, restera gravée longtemps.

Le Festival-Concours de musique de Sherbrooke lui doit beaucoup : sa stabilité, sa notoriété, sa culture d’excellence alliée à la bienveillance, son respect pour les jeunes musiciens et leur travail acharné. Son passage a donné au concours une âme, un souffle, une profondeur que les chiffres, les éditions et les prix ne peuvent que partiellement traduire.

En songeant à la contribution immense de Madeleine Tremblay: « Ce que nous savons aujourd’hui, c’est que le FCMS porte en lui quelque chose de Madeleine, et que cette présence continuera d’accompagner chaque jeune qui posera ses mains sur un clavier, ses doigts sur une corde ou son souffle dans un instrument. » Il est rare qu’une personne puisse influencer autant de vies. Pourtant, c’est le sentiment unanime qui émerge : celui d’une femme ayant donné son talent, son temps et son cœur.

Au nom du conseil d’administration, de l’équipe, des bénévoles, des partenaires, des familles, des professeurs et de tous les jeunes artistes qui ont croisé sa route, nous exprimons notre profonde gratitude à Madeleine Tremblay. Merci pour ta vision, ton écoute, ta patience, ta constance, ta bonté et ta passion pour la musique. Merci d’avoir éclairé la route de tant de jeunes gens. Merci d’avoir fait du FCMS ce qu’il est devenu : un lieu de rencontres, d’apprentissage, d’audace et de beauté.

Le FCMS porte ton empreinte, Madeleine. Et il la portera longtemps encore.

MERCI À NOTRE PARTENAIRE MAJEUR

CEL.jpg.png
bottom of page